Un beau week-end qui fait du bien
Vendredi soir dernier, j’étais invitée au salon 𝘼𝙧𝙩𝙞𝙨𝙖𝙣𝙨 𝙙’𝙚𝙭𝙘𝙚𝙡𝙡𝙚𝙣𝙘𝙚, un salon autant animé par la générosité de ses créateurs Miguel Duterrier et Isabelle de Lasteyrie que par l’enthousiasme des artisans qui y étaient réunis dans une sélection pointue.
Quel plaisir de ressentir chez chacun le bonheur authentique d’y prendre part et la ferveur d’un partage sincère !
Installée dans le magnifique forum du Palais de la Porte dorée –monument emblématique de l’Art déco bâti en 1931– cette deuxième édition a su encore une fois mettre parfaitement en valeur des talents extrêmement variés grâce à :
🔸une scénographie très bien pensée pour offrir à chaque artisan une surface de démonstration optimale
🔸une grande fresque inspirée avec esprit par Frederic Imbert pour présenter des matières eco-responsables surprenantes, comme par exemple la marqueterie en peau de poisson ou la mosaïque en coquille d’oeuf.
🔸des « boîtes à histoires » mises en scène par l’agence Ombre pour raconter avec malice l’art du passementier et des tisserands.
Vivement la troisième édition !
Dimanche, je me suis ajoutée aux 40 000 (!!) visiteurs inscrits au salon 𝙇𝙚𝙨 𝘿𝙚𝙪𝙭𝙢𝙖𝙞𝙣𝙨 𝙙𝙪 𝙡𝙪𝙭𝙚, brillamment orchestré par le Comité Colbert.
En déambulant dans cette forêt de papier à la blancheur immaculée, imaginée par Marianne Guély, j’en ai vu de toutes les couleurs dans un dédale de savoir-faire et de matières où j’ai croisé de nombreux très jeunes futurs apprentis... et beaucoup de curieux plus âgés !
La foule attentive se pressait devant les comptoirs de quelques-unes des plus belles maisons de luxe françaises pour y prendre une petite leçon d’excellence ou écouter milles conseils auprès des établissements de formation.
Cet engouement du public pour l’artisanat d’art est rassurant et réjouissant.
À la fois parce qu’il démontre un attachement vif à ce qui fait notre culture, ces savoir-faire solidement ancrés dans nos régions, mais aussi parce qu’il prouve un besoin renaissant de notions ô combien bienfaisantes : la passion des artisans, la beauté des matières, la magie de la transformation, le bonheur du travail bien fait…
Pour finir, j’applaudis l’introduction de cette superbe opération par Laurent Boillot, Président du Comité Colbert, qui cite le sociologue Richard Sennett :
« la recherche du travail bien fait, propre aux artisans, constitue une force morale » […] le modèle artisanal a « un rôle fondamental dans la société et la démocratie » […] « revaloriser l’artisanat revient à renforcer la démocratie. »