Design Parade | Hyères

Épisode 2 | Design à Hyères

HAYON JAIME , président du jury Design Parade à la villa Noailles , est un artiste et designer qui définit son travail comme un « artisanat extrême ».

Deux espaces nous immergent dans son univers coloré et ludique où les limites de la céramique, du bois, du verre et du métal sont sans cesse testées, repoussées, et parfois brisées dans un élan artistique pur, qui se concrétise ensuite dans une forme fonctionnelle.
La sélection de ses pièces présentée dans la piscine de la villa montre comment, sur 25 ans de travail, il a cherché par son innovation constante à explorer l’enchevêtrement entre l’art, l’artisanat et le design, toujours en écho à la sagesse du passé.
La transposition de son atelier, installée dans la salle de squash, offre elle – à l’aide des artefacts, croquis et échantillons – une plongée au coeur de son processus créatif.

J’ai ensuite eu un coup de coeur pour deux des dix projets en compétition, qui avec leurs approches ménagères différentes – l’une naturelle, l’autre plastique – mêlent beau et pratique dans les usages domestiques.

Avec OSOJI, Celia Faby poétise l’époussetage.
Inspirée par un rituel japonais ancestral qui consiste à débarrasser son esprit de ses pensées négatives et regrets en dépoussiérant les objets de la maison, elle a créé une série de brosses en céramique et fibre douce de lin. Un outil écologique dont l’ergonomie est adaptée au type d’époussetage : une plante, un clavier d’ordinateur, un bibelot fragile…

Avec PSHIPSHIT, @Lucas Sabatier réinvente la pulvérisation.
Ayant constaté, lors d’un job étudiant comme agent de surface, le temps passé et les manipulations mal aisées effectuées pour recharger les pulvérisateurs de produits ménagers, il a conçu ce flacon muni d’un entonnoir pour faciliter le remplissage sans démontage et un usage à l’envers grâce à une valve anti-retour.

En parallèle du festival, la « petite villa » (celle bâtie en première intention avant de passer de 500 à 2000m2) consacre ses espaces à une rétrospective qui replace la villa dans le contexte de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925.
Un accrochage de photos d’archives renseigne sur les travaux successifs et la vie quotidienne « à bord » de ce paquebot immobile, tandis que des meubles et objets d’époque retrouvent leur place originelle.

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