Une amitié de 250 ans, ça se fête, non ?
Du 26 au 31 mai prochain, le Comité Colbert va participer aux célébrations des 250 ans d’amitié franco-américaine en installant à New York une exposition retraçant l’histoire du luxe et de la « diplomatie culturelle » qui scelle le lien entre nos deux nations : 𝘏𝘪𝘥𝘥𝘦𝘯 𝘛𝘳𝘦𝘢𝘴𝘶𝘳𝘦𝘴, 250 𝘠𝘦𝘢𝘳𝘴 𝘰𝘧 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘰-𝘈𝘮𝘦𝘳𝘪𝘤𝘢𝘯 𝘓𝘶𝘹𝘶𝘳𝘺 𝘚𝘵𝘰𝘳𝘪𝘦𝘴.
Installées au Centre culturel Le Shed, soixante-cinq caisses de transport –allusion à l’épopée transatlantique– seront métamorphosées en cabinets de curiosité et présenteront un inventaire d’excellence à la Prévert : du saxo Selmer à la Tour Eiffel, en passant par le manteau Givenchy porté par Jackie Kennedy, ou encore le papier panoramique de la Maison Blanche, édité par Pierre Frey, c’est l'art de vivre à la française apprécié par les Américains qui sera mis à l’honneur.
Et l’histoire de ce goût américain pour le raffinement français ne date pas d’hier…
En 1789, lorsque Thomas Jefferson quitte son ambassade à Paris, il fait expédier 86 caisses remplies d’objets, mobilier et textiles français vers l’Amérique.
Dans Autant en emporte le vent, lorsque Rhett Butler offre un chicissime chapeau dernier cri à Scarlett O’Hara, il provient de Paris.
En 1947, lorsque la rédactrice en chef de 𝘏𝘢𝘳𝘱𝘦𝘳’𝘴 𝘉𝘢𝘻𝘢𝘢𝘳, Carmel Snow, découvre en primeur la collection Dior, elle s’exclame : “It’s such a new look!”, donnant par là son nom à ce style qui révolutionnera la silhouette féminine et relancera la couture parisienne.
La coopération culturelle entre la France et les États-Unis est ancienne et profonde. Elle remonte à la fin du XVIIIᵉ siècle et au soutien politique et militaire apporté par la France à la lutte d’indépendance des insurgés américains contre la Grande-Bretagne, qui a très tôt crée un capital de sympathie durable et des échanges politiques et artistiques continus entre les deux pays.
Dans l’histoire de ces échanges économico-culturels, le luxe et l’art de vivre tiennent une place singulière.
Généralement, la France produit l’imaginaire, la création et les savoir-faire, tandis que les États-Unis amplifient la diffusion et la puissance commerciale.
Ce dialogue entre prestige culturel et marché d’ampleur est l’un des grands moteurs historiques du luxe mondial.
Encore aujourd’hui, les USA demeurent parmi les meilleurs clients du luxe français.
Parallèlement à cette exposition, le Comité Colbert dévoile également une étude qui montre que le lien émotionnel profond avec la France dépasse
largement le cercle des consommateurs traditionnels du luxe français.
Les Américains considèrent en effet "la francité" comme une forme de sophistication accessible, qui enrichit leur quotidien.
Gageons que les 20 000 visiteurs attendus par le Comité Colbert seront au rendez-vous pour confirmer cette passion du « french art de vivre » !
Photos ©David Filipponi