B - comme Beauté

« On ne peut comprendre et connaître le luxe si l'on est indifférent à la beauté. Ceux qui réussissent dans le luxe, quelque part, sont émus ou séduits par une forme d'art, par l'esthétisme, par le talent du créateur.
La quête de la beauté n'est ni le résultat d'une formation académique, scolaire, universitaire ni la conséquence d'un effort.
La beauté concerne et touche tout le monde, tous les milieux sociaux, tous les métiers, tous ceux qui ont une aspiration au beau.
La beauté se perçoit, se ressent, c'est comme un petit souffle qui nous touche sans prévenir, devant un paysage de Monet ou d'Auburtin, un regard, une musique...
Le mot juste, prononcé sur le ton juste, nous atteint et c'est beau. Le visage d'un être cher ou inconnu, jeune ou très âgé, mais toujours juste, est beau. La beauté ne s'explique pas. Le parfum mystérieux, une odeur surprenante, l'instant d'une connivence, le dessin déniché dans une vente, l'objet dans une vitrine, la beauté surprend sans prévenir. On ne définit pas la beauté, on n'apprend pas la beauté, on la découvre, on la crée, on se l'approprie. Il n'y a rien à comprendre. La beauté ne se justifie pas, ne se démontre pas.
Le luxe rejoint l'art à travers le beau. Dans le luxe, il y a le visible et l'invisible. Sans beauté, il n'y a pas de luxe. »

Extrait 3 de 𝘓𝘦𝘴 100 𝘮𝘰𝘵𝘴 𝘥𝘶 𝘭𝘶𝘹𝘦, christian blanckaert


28 juin 2025, 12h40, 35 degrés à l’ombre : ma plus récente émotion du beau à la Fondation Carmignac.

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