A - comme Artisan
« Ils sont les anonymes du luxe. Ces hommes-là viennent de tous les horizons, ils ont la passion du travail bien fait et exercent leur métier avec une légitime fierté. Le luxe ?
Un mot qu'ils ignorent, c'est le beau, le parfait, le bien fini, la belle facture qui les motivent.
Ils savent qu'ils sont les derniers des Mohicans mais s'en réjouissent. Formés sur le tas, dans les écoles, venus d'on ne sait où, ou fils d'artisans eux-mêmes, ils se mélangent et œuvrent ensemble. Dans « artisan », il y a « art » comme dans ouvrier, il y a « œuvre », ils sont ouvriers et artisans, ils signent ce qu'ils réalisent. L'artisan du luxe s'engage sur son produit, il le marque et peut le revoir.
L'artisan vole son savoir par les yeux, et certainement pas par l'écriture, il transmet en démontrant, il apprend en regardant, il est un passeur de savoir-faire.
Mais il faut aussi du savoir-être pour être grand artisan, en face du client, à côté des autres, expliquant, écoutant, démontrant.
C'est la passion qui le guide, autant que l'exigence.
Son avenir est garanti s'il sait faire et sait être, il peut faire des plans s'il appartient à une grande maison, mais s'il est isolé, il est fragile. L'artisan du luxe fait partie d'une équipe, il ne cesse d'apprendre, change de modèle, d'atelier, de contremaître, il voyage, s'enrichit en dialoguant, sa vie est remplie de découvertes. Il est le véritable messager du luxe et le dépositaire du coffre-fort : le savoir-faire !
Pour réussir, il lui faut du temps. Le temps d'apprendre, le temps de se former, le temps d'écouter et de regarder, le temps de faire et de refaire, le bel ouvrage prend du temps, et l'artisan du luxe s'inscrit, lui aussi, dans le temps. »
Extrait du livre 𝘓𝘦𝘴 100 𝘮𝘰𝘵𝘴 𝘥𝘶 𝘭𝘶𝘹𝘦, christian blanckaert
𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑚𝑎 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠𝑎𝑛𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑑'𝑎𝑟𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑗'𝑎𝑖 𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑛ℎ𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑜𝑢 𝑑𝑒 𝑐𝑜̂𝑡𝑜𝑦𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑑'𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑒𝑡 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒́𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑑'𝑒𝑚𝑏𝑒𝑙𝑙𝑖𝑟 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒.