Derrière le masque…
𝐴𝑢-𝑟𝑒𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑙𝑎̀-ℎ𝑎𝑢𝑡 est un roman bouleversant de Pierre Lemaitre sur la Première Guerre mondiale et un film à fleur de peau d’Albert Dupontel. J’ai pleuré à chaudes larmes une bonne demi-heure en sortant de la projection...
J'ai pleuré sur le drame effroyable de 14-18, sur la beauté de cette amitié improbable, sur la sècheresse des coeurs et la bassesse de certaine âmes, sur la blessure incurable d'une génération sacrifiée.
Et j'ai aussi souri à la joie de vivre furtive, à l'extravagance de l'arnaque au monument aux morts, et, bien sûr, à la magie de ces masques qui dédoublent le héros, Edouard Péricourt, soldat défiguré au combat qui cache sa « gueule cassée » sous des masques, reflets de ses tourments.
Saviez-vous que derrière la vingtaine de masques utilisés à l’écran, il y a un métier d’art ?
Celui de 𝗳𝗮𝗯𝗿𝗶𝗰𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗺𝗮𝘀𝗾𝘂𝗲𝘀.
Et une artisane d’art, Cécile Kretschmar qui y a consacré deux mois de préparation avec Albert Dupontel et la costumière du film, Mimi Lempicka, trois mois de fabrication dans son atelier parisien et vingt jours de tournage.
Elle explique :
« Albert ne voulait pas quelque chose de torturé comme l’était la création artistique à cette époque. Cela ne devait pas refléter la guerre ou la défiguration, mais au contraire, la beauté qui permet à Édouard de se raccrocher à la vie.[…] On est parti sur les artistes de cette époque du début du siècle. Il y a du Cocteau dans le visage de la femme, du Delaunay dans le visage lune, du Marcel Duchamp… »
Le film a reçu 5 César en 2018, dont celui des meilleurs costumes.
Un exemple qui illustre parfaitement *le Beau qui fait du Bien*.